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Du coté Américain, la tête de pont sur la Moselle tient bon. La 36ème Division a traversé, les opérations du 6ème corps commencent mais il devient clair que la résistance allemande s’intensifie et qu’un front compact est en train de s’établir.

Le jeudi 28 septembre, le 141ème R.I. se rend depuis Eloyes et Docelles en direction de Xamontarupt, entre le 143ème R.I. à droite et le 142ème R.I. à gauche. Le départ de l’opération se situe à St Jean du Marché et Laveline du Houx. Le premier objectif du 141ème R.I. est Herpelmont.

Les F.F.I. de Bruyères installent leur poste de commandement à Docelles auprès des Américains.

Le bombardement américain commence à Brouvelieures le vendredi 29 septembre, où les Allemands ont reçu l’ordre de tenir la vallée de la Mortagne. A Bruyères, ils ont reçu l’ordre de faire sauter les installations stratégiques et les S.S. et miliciens quittent Bruyères en laissant derrière eux des empreintes sanglantes.

Le premier obus américain s’abat sur la cité de l’Avison le 30 septembre. Il y en aura trente cinq mille autres. Les alliés tentent d’encercler Bruyères, ne laissant à l’ennemi qu’un tiers de cercle par où s’échappera le gros des troupes à la dernière minute. Les forêts environnantes sont garnies de canons américains qui tirent sur Bruyères.

Le dimanche 1er octobre, s’abat sur Bruyères un déluge de feu et d’acier à un rythme d’un obus par minute. Deux chars allemands attirent des rafales violentes à tous les endroits où ils se mettent en batterie. Dans la soirée, la Wehrmacht fait évacuer les maisons de l’Ouest et du Sud de la ville. Les personnes évacuées sont logées dans les caves et 150 d’entre elles s’installent dans le sous-sol de la salle des fêtes.

Lundi 2 octobre, sous la bénédiction de Moulin, André Villaumé, Raymond Georges et André Ferry passent les lignes ennemies pour donner des renseignements au deuxième bureau américain du Capitaine Greene. Ils lui communiquent les emplacements des mines, des batteries d’artillerie et des lignes de défense ennemies. Le Capitaine Greene confie comme mission à André Villaumé de se rendre jusqu’à Biffontaine, prendre mentalement les positions ennemies dans les communes de Laveline, La Chapelle, Yvoux et Les Poulières. Raymond Georges et André Ferry, iront au même titre à Vervezelle, Belmont, Domfaimg et Bois de Champ.


Le 2e bataillon remonte la vallée du Rhône dans des camions

Les bombardements continuent et le 5 octobre, Max Henri Moulin transmet au Capitaine Greene les renseignements rapportés par Villaumé, Ferry et Georges. Ces trois personnes, avec le feu vert de Moulin, rejoignent les F.F.I. d’Albert Mercier à Cheniménil. Le soir du 6 octobre, Ferry, Georges et Villaumé rentrent avec Lulu 4315 (Louis Courroy membre de l’O.S.S.). Le Capitaine Greene veut que Courroy arrive le plus tôt possible à St Dié afin de rétablir le contact avec la résistance car les renseignements n’arrivent plus au P.C. américain.

Dimanche 8 octobre, la 36ème division piétine toujours à quelques kilomètres de Bruyères. Le colonel Pence (36ème division) a envoyé une compagnie de Q.M. d’Epinal en direction de Marseille pour aller chercher un régiment supplémentaire, car la 36ème division couvre un secteur trop vaste. Vu la difficulté que devrait poser la capture de Bruyères, le Q.G. a fait appel au 442ème régiment de combat et au 100ème bataillon qui viennent de s’illustrer sur les plages italiennes de Monte Cassino.

Pendant ce temps, la bataille fait rage sur Bruyères et les habitants s’organisent pour la distribution de la soupe populaire dans les caves de la salle des fêtes. La nuit tombée, seuls les soldats allemands fréquentent les rues.

Même en plein jour, les F.F.I., sous les ordres de Moulin, effectuent des missions de repérage des positions allemandes à Bruyères et dans les environs. Marcel Veck, Gaston Perrin, Pierre Poix, Georges Bontemps, Pierre Parisot, Fernand Bosshardt et Renée Ranfaing font un travail efficace. L’épicerie de Mme Baudelet sert de boite aux lettres. Georges, Villaumé et Ferry passent et repassent les lignes ennemies assurant ainsi la transmission des informations au Capitaine Greene. A Docelles, le Q.G. d’Albert Mercier se prépare à organiser les premiers jours qui suivront la libération. Louis Gillon, Henri Kilfiger, Georges Janot, Charles Claudon, Charles Etienne, Henri Mougeolle, René Fischer, Paul Thiriat, Georges Develotte, René Barbier, Marcel Pierre et le docteur Henri Alimant seront là pour prêter main forte en cas de besoin.

Le 9 octobre, le Capitaine Greene reçoit de Max Moulin un plan quadrillé du secteur, avec les positions allemandes.

Les combats font rage sur Laval. Le 10 octobre, Villaumé passe les lignes en compagnie du père Thiry qui se trouvait ces jours derniers à prêter main forte à l’hôpital de Bruyères. Il vient demander aux américains de ravitailler rapidement l’hôpital de Bruyères qui manque des choses les plus élémentaires. A présent, Moulin demande de lancer l’offensive. Impossible lui répond Greene, la 36ème division ne possède plus de renforts, l’essence ne suit pas et les munitions commencent à manquer. Profitant de son retour sur Bruyères, Villaumé fait passer deux membres des renseignements, Odette Génuée et Mademoiselle Simone. Il faudra les diriger vers les Rouges Eaux puis St Dié.

Pendant ce temps, Courroy de retour de St Dié, a pu transmettre à Moulin le plan de défense de la ville de St Dié. Moulin va le remettre lui-même à Greene. Celui-ci apprécie et profite de la venue de Moulin pour lui annoncer que l’offensive sur Bruyères n’est plus qu’une question d’heures.

Mercredi 11 octobre, aucun changement, Bruyères est toujours ivre d’obus. Après trois jours de voyage sous la pluie et de bivouac, le 442ème régiment de combat et le 100ème bataillon arrivent à Charmois-devant-Bruyères. Le 442ème régiment de combat est rattaché à la 36ème division du Texas, le Colonel Singles, du 442ème se rend à la réunion d’état-major pour prendre connaissance du plan de bataille des jours à venir.

La bataille de Bruyères peut à présent commencer. Le quartier général américain demande à Max Moulin de lui fournir des guides sûrs pour les régiments de combat. Moulin désigne sept hommes. Ferry, Villaumé et Georges vont faire passer à travers les lignes allemandes, Jean Drahon, Henri Mougeolle, Marcel Bello et Louis Thuron. Sur Bruyères, la nuit est terrible car les Américains intensifient leurs tirs de barrage en vu de lancer l’offensive.

Le jeudi 12 octobre, les Allemands évacuent Brouvelieures, qui reçoit plus de 500 obus par jour.

L’Est et le Sud du cours de la vologne, entre Herpelmont, Laval et Docelles, sont aux mains des 141ème et 143ème régiments. Sur le coté Nord de la rivière, les Allemands ont été délogés de Deycimont, Le Roulier, Lépanges et Fays. Le 142ème demeure en réserve prés de Réhaupal. Le 442ème R.C.T.(Régimental Combat Team) est stationné dans la forêt au Nord-Ouest de Fays.

L’attaque de Bruyères est décidée pour le samedi 14 octobre. Le 442ème reçoit pour mission de s’emparer de la lisière et des hauteurs Nord de Bruyères. Le 143ème sorti de la ligne de combat, est venu également à Fays avec comme objectif le Sud de la ville et les villages de Champ le Duc et de Laval.

Le samedi 14 octobre, une grande agitation règne parmi les troupes allemandes qui sont encore à Bruyères. C’est un enfer : canons, mortiers, mitrailleuses, avions qui piquent sur les convois et déchargent leurs bombes. Sur la route de Vervezelle, un convoi est presque entièrement détruit. Pendant deux heures la tour de l’avison est la cible des obus.

Le 442ème approche de Bruyères, située à la jonction de trois routes importantes. La ville est le principal objectif de la 36ème division commandée par le général John E. Dalquist. La cité est entourée du Nord-Ouest à l’Est par quatre collines (Haut de Helledraye, Buémont, Pointhaie et l’Avison) occupées par l’ennemi, il faut prendre ces collines avant de libérer Bruyères.

En plus de sa propre artillerie, le 442ème comprend la compagnie C. du 636ème bataillon anti-chars, la compagnie D. du 83ème bataillon de mortier de 120 et la compagnie B. du 752ème escadron de chars. Des éléments du 36ème groupe de reconnaissance et la 88ème compagnie sanitaire leur sont également rattachés. André Villaumé, Jean Drahon et Marcel Bello se trouvent en compagnie du 100ème bataillon. André Ferry et Henri Mougeolle accompagnent le 2ème bataillon du 442ème, Paul Charpin et Louis Thuron, le 3ème bataillon.

Les forces ennemies se composent, elles, d’un régiment d’infanterie, soutenues par un bataillon de mitrailleuses et un groupe de tanks.

La forêt est dense, emplie de brume et ruisselante de pluie. A la tombée de la nuit, les hommes terrés dans leurs trous individuels, attendent les durs combats du lendemain. Pendant la nuit, la route de Belmont est sans cesse harcelée par les obus américains. Les incendies en ville se multiplient, ne pouvant pas être circonscrits car les canalisations d’eau sont depuis longtemps détruites par les bombardements.

voir la carte des opérations

Le 15 octobre, les deux bataillons de tête, le 100ème et le 2ème, partent en colonne. A 9h15, une section de la compagnie B. rencontre une mitrailleuse allemande et quelques hommes. Le Capitaine Sakae Takahashi commande le tir des tanks qui réduit au silence cette première résistance. Cinq soldats allemands se rendent. Plus loin, la compagnie B. débouche sur un champ de mines balayé par l’infanterie et les tanks allemands. De plus, des barrages de troncs d’arbres bloquent l’unique route de ce secteur. On fait appel au génie qui se fait tirer dessus par quatre mitrailleuses allemandes.

L’unité de réserve, la compagnie A. subit un tir de barrage ennemi. Vingt hommes sont blessés dont deux grièvement et un mortellement. Une section de mortier attachée à la compagnie D. perd 12 hommes. Pendant ce temps, les bombardements continuent sur la ville et le quotidien des habitants devient de plus en plus préoccupant. Trois avions alliés attaquent les batteries allemandes de la route de Vervezelle et l’observatoire de l’Avison.

En milieu de journée, au Nord du haut de l’Helledraye, le 100ème est stoppé par un nid de mitrailleuses. Le combat est terrible car l’ennemi bénéficie de l’avantage du terrain. Il sera finalement anéanti et le génie va pouvoir enfin commencer son travail de dégagement. Les compagnies B. du 100ème et F. du deuxième bataillon du 442ème, engagent l’offensive mais la résistance est bien ancrée. Les compagnies C. du 100ème et E. du 2ème bataillon du 442ème arrivent en renfort. La résistance est plus dure que prévu.

Le bilan de la journée est maigre : une avancée de 450 mètres et 20 prisonniers ennemis (19ème régiment de police et 223ème grenadier Allemand ). Après interrogatoire, il s’avère qu’à leur niveau, ils n’ont pas beaucoup d’informations sur le dispositif de défense ennemie mais affirment qu’ils ont l’ordre de tenir jusqu’au dernier homme.

Sur la droite des opérations, le 3ème bataillon du 143ème se rend maître de Laval. A Bruyères, il n’y a plus de pain depuis trois jours, plus de viande depuis huit jours, plus de lait et pour ainsi dire plus d’eau. Le maire fait distribuer des biscuits caséinés qui sentent le moisi. Les Allemands tirent pratiquement sans interruption sur les collines où se trouvent les Américains et ceux-ci leur rendent coup pour coup.

Le lundi 16 octobre, vers 11 heures, les compagnies E et F du 2ème bataillon occupent l’Helledraye. Alors que les combattants traversent la vallée à découvert pour prendre le château, ils essuient des tirs nourris venant de leur objectif. Au même moment, à gauche, le 100ème bataillon rencontre les mêmes ennuis.

Vers midi la compagnie B de Takahashi descend vers la lisière du bois à la basse de l’ane. Ils doivent traverser, eux aussi, une vallée plane de prés de 100 métres pour atteindre leur objectif qui est la montagne de Buemont. Les Allemands y sont retranchés, au pied de Buemont une cinquantaine de soldats ennemis attendent, cachés dans des fermes armés de mitailleuses. Canardé, le 100ème bataillon ne parvient pas à atteindre Buemont.

Juste à la tombée de la nuit un bataillon ennemi, appuyé par des tirs de mortiers de l’artillerie et des chars, lance une contre offensive. Le gros de l’attaque est concentré vers le 2ème bataillon au pied de l’Helledraye vers la route de Fays. Le 552ème d’artillerie américain lance un tir de barrage en direction de cette contre offensive et brise l’assaut mais malgré cela de durs corps à corps ont lieu et c’ est difficilement que cette contre attaque est repoussée.

En ce soir du 16 octobre les 100ème et 442ème n’ont guère avancé et les combats continueront la nuit sur la route de Fays au pied de l’Helledraye.

Le 143éme quant à lui a pris Champ le Duc. Il semble donc que les Allemands aient concentré leur défense sur Bruyères et les forêts qui la dominent.


L'Avison littéralement pelé

Le 17 octobre, le temps est toujours à la pluie et cette journée n’est qu’une suite d’offensives américaines et de contres offensives allemandes, au pied du château et de Buemont. Les 100ème et 442ème sont mis à rude épreuve. De plus les Allemands ont fortifiés les maisons au pied des collines, ces bâtiments résistent aux tirs d’artillerie et il faudra aller déloger les mitrailleuses qui s’y trouvent.

Le commandant de la compagnie C envoie 5 hommes pour traverser la Basse de l’Ane et recueillir des informations sur les forces ennemies. Au cour de cette reconnaissance Masanao Otake sera tué après avoir abattu plusieurs Allemands ( La Distinguished Service Cross lui sera remise à titre posthume). Les renseignements recueillis au cour de cette expédition seront capitaux pour l’attaque du lendemain.

Pour le 143ème la progression est désormais très lente. Le quartier Humbert et les cités de Laval sont en flammes.

En ville la rue Léopold, la rue Joffre et la place du collège sont en feu. Grâce à un réservoir se trouvant à 500m les pompiers réussiront à circonscrire le feu.

Au Q.G. américain, les prisonniers allemands indiquent que des unités supplémentaires seront jetées dans la bataille et que le 736ème grenadier tient Bruyères. Le 49ème bataillon d’ouvrage est également en place, il est doté de mitrailleuses, ce type de bataillon est utilisé pour créer des positions défensives permanentes.

Le mercredi 18 octobre, à 9h40 cinq bataillons d’artillerie (60 canons) font feu aussi souvent que possible. Ils couvrent littéralement d’obus le château et l’Helledraye pendant 35 minutes, la ville n’est pas épargnée. A 10h les mortier chimiques prennent le relais enfumant la ville et les deux montagnes.

A 10h15 le tir de barrage s’arrête et l’offensive est lancée sur tous les fronts :

• Huit compagnies de la 442ème en direction du château et du centre ville. A midi les compagnies F et G ont un point d’encrage au pied du château. A 16h des éléments de la compagnie I contournent le château et se frayent un chemein sur la pente sud. Débordés par ces multiples attaques, les Allemands du château se rendent. Une fois le château pris, la compagnie L entre dans Bruyères par la rue Joffre, avec elle se trouvent le sergent-chef Paul Charpin et Louis Thuron.

• Le 1er bataillon du 143ème R.I. sur la route de Laval à l’entrée de Bruyères

• Le 100ème bataillon en direction de Buemont en traversant la Basse de l’Ane. A 11h les hommes sont au pied de Buemont et les mitrailleuses situées dans les maisons fortifiées sont neutralisées. Ils commencent leur ascension de Buemont, la compagnie A se dirigeant vers Les Baraques et la compagnie C vers l’Ecrevisse. A 15h Buemont est tombé.

A 18h30, le 442ème et le 143ème se rejoignent au carrefour du Bayeux. Cette journée s’achève sur un bilan de 135 prisonniers ennemis et à peu prés autant de morts et de bléssés. Les prisonniers allemands proviennent du 736ème régiment de grenadiers, de la 198ème division du général Wagner et du 192ème régiment de chars. Des obstacles de béton ont été érigés sur la route, le 232ème Génie fait sauter le premier le jour même.

Mais les allemands résistent toujours place Stanislas, les 2ème et 3ème bataillon progressent maison par maison. A minuit l’ennemi baisse pavillon. Le 100ème bataillon stationne au pied du château coté croix sapin.

Le jeudi 19 octobre, à l’aube le 100ème descend sur Pointhaie, ils tombent sous un feu nourri de l’ennemi, obligeant la compagnie B à se mettre en position de défense. A 9h05 le 100ème bataillon remonte à l’assaut de la colline de Pointhaie en utilisant une technique particulière : Les hommes portent des pièces de métal dans le dos, celles ci reflétant la lumière du jour permettent aux suivants de continuer le feu sans toucher ceux qui marchent devant. Le 100ème s’empare du massif de Pointhaie en un temps record avec seulement une dizaine de pertes et font 50 prisonniers allemands.

L’objectif suivant est l’Avison, à 10h les 2ème et 3ème bataillons du 442ème attaquent simultanément. Mais à10h30 l’ennemi lance une forte contre offensive en direction de Pointhaie, appuyée par les chars et de l’artillerie. Le Général Dalquist ordonne de laisser Pointhaie, la mort dans l’âme le capitaine Kim et ses hommes quittent Pointhaie, se repliant en réserve au pied du château. Les Allemands reprennent position au sommet de Pointhaie. A midi l’Avison tombe aux mains des alliés. Les bombardements américains cèdent maintenant la place aux bombardements allemands.

Les 143ème de la 36ème Division et 179ème de la 45ème division ne parviennent pas à reprendre Pointhaie et ils subissent de lourdes pertes. De ce fait, les 2ème et 3ème bataillon, se retrouvent en sailli dans les positions allemandes au niveau du remblai de la voie ferrée. Empêtrées dans un champs de mine, les compagnies I et K devront rester sur place du fait de la forte résistance rencontrée en face.

Dans Bruyères, Moulin a reçu l’ordre du capitaine Greene de placer des hommes à la surveillance des principaux points stratégiques. Rétabli dans ses fonctions de maire, Gillon conseille à la population de ne pas manifester sa joie car la ville est encore encerclée par les Allemands.

Le vendredi 20 octobre, dans la nuit, une centaine de soldats allemands se sont infiltrés sur les pentes de l’Avison. Lors de la contre attaque, le sergent Robert H. Kuroda de la compagnie H, se distinguera héroïquement mais sera tué. Il recevra la D.S.C. à titre posthume.

A midi, Pointhaie est repris avec le renfort du 100ème bataillon. Sur l’Avison les troupes ennemies infiltrées sèment le trouble à l’arrière des 2ème et 3ème bataillon. La compagnie F en réserve est envoyée en renfort. Lors des combats le sergent Abraham Ohama est blessé, il est secouru par des brancardiers, mais l’ennemi ouvre à nouveau le feu. Le sergent est abattu sur place, ce qui a pour effet de révolter ses hommes qui se lancent à l’assaut. Dans le combat sanglant qui s’ensuit une cinquantaine d’Allemands seront tués. Les 2ème et 3ème Bataillons se trouvent à présent au pied du petite Avison et du Landrebec. Une colonne blindée allemande est repérée remontant la route de Belmont à Bruyères, si elle continue elle va couper le régiment en deux. Quatre Thunder-bolts survolant les opérations piquent sur la colonne, détruisant sept véhicules, les autres faisant demi tour sur Belmont.

Au cour des combats au pied du Landrebec un sous lieutenant allemand, adjoint au comandant de secteur est tué. Il porte sur lui les plans de défense de tout le secteur. Avec ce plan le Q.G. américain travaille de suite à la recherche des moyens de briser le système défensif ennemi.

En ville les premiers camions de ravitaillement arrivent, un poste de secours américain est installé à l’hôpital et les blessés sont évacués sur Epinal, Eloyes, Contrexéville etc …

L’offensive sur la Meurthe

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