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Jean-François GEORGEL naquit à BRUYÈRES le 29 janvier 1731. Jésuite, il professera les humanités et les mathématiques à Pont-à-mousson, Dijon et Strasbourg. Alors co-adjuteur de l'évêque, c'est dans cette dernière ville qu'il rencontra le Cardinal de Rohan. Par ce chemin détourné il devint en 1762, vicaire de l'évêché de Strasbourg et administrateur de l'Office des Quinze-Vingts. En 1772, l'Abbé Georgel accompagne le Prince dans son ambassade de Vienne et y rend de grands services. Mais il se fera surtout remarquer dans l'Affaire du collier de la Reine. Son rôle reste toujours mystérieux. Néanmoins, il devait être suffisamment important pour que l'Abbé Georgel partage la disgrâce du prince de Rohan et soit exilé d'abord dans le Perche, avant d'être autorisé à résider à Bruyères. Jusqu'à la fin de sa vie, il conservera la réserve du diplomate, On se plaignait même de la lenteur et de ses indécisions. C'était remporter une victoire que de le faire parler. Un jour, un prêtre qui lui avait écrit plusieurs fois, ayant reçu une réponse tardive et laconique, s'écria avec fierté 'je suis enfin parvenu à faire chanter le Coq de Bruyères". L'abbé Georgel laissa des mémoires sur la Révolution et mourut à Bruyères en 1813. Ce texte est issue de l’ouvrage « Bruyères-en-Vosges, 2000 ans d’Histoire en parcourant ses rues, le guide du Chemin de la Paix et de la Liberté » de Pierre MOULIN, en vente en mairie. |
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