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Suivant les notes de l'abbé P-G-L DIDELOT, le château primitif aurait été construit Par Ambron, fils de Clodion-le-Chevelu vers les Vème et VIème siècles après J-C . Le même auteur ajoute que l'Empereur Henri VI l'habita en 1196, lorsqu'il vint dans les Vosges se livrer aux plaisirs de la chasse. D'autres auteurs refont remonter à 80 après J- C..

En 959, la Basse-Lorraine (Brabant et pays de Liège) fut séparée de la Haute-Lorraine, qui seule garda son nom dans l'Histoire. Pendant des siècles, elle allait mener une existence mouvementée, constamment obligée de lutter par les armes et la diplomatie contre des voisins plus riches et plus puissants. En outre, les premiers Ducs durent imposer leur autorité à leurs vassaux et cette longue lutte fut pleine d'alternatives,

Dans toute la contrée, seigneurs laïques et ecclésiastiques édifiaient des châteaux, fortifiaient des villes, C'est de cette époque que date probablement la forteresse de Bruyères. Aucun document n'atteste de l'ancienneté du Château de Bruyères, mais il est probable toutefois qu'il ait précédé la ville bâtie au pied de la montagne sur laquelle il s'élevait. Les renseignements que l'on posséde ne permettent pas non plus de le reconstruire, ni même de se faire une idée bien exacte de la physionomie qu'il présentait, la place fortifiée remonterait dit-on à l'an 80 après J. C.

Les notes éparses dans les comptes mentionnent : la tour "la Cabée", la chapelle, les prisons et leur deux tours, le petit beffroi du côté ou prés de la grande tour, la chambre du capitaine Bontain, le grand poêle, le petit beffroi au-dessus de la chapelle, la tour de guet, les deux beffrois au devant du Château, la grande étable, la citerne et le réservoir Il ne reste que des débris de la forteresse qui permettent un semblant de reconstitution.

Le Château était de forme quadrangulaire, au milieu duquel se tenait le donjon. D'un côté, il y avait une grande salle et de l'autre, les appartements du Capitaine ou du gouverneur. Deux remparts placés à environ 8 mètres de distance en défendaient l'entrée. Il y avait deux portes. Contre la première était la grosse tour de la "Cabée" on arrivait à la seconde par un pont- levis, et de la Cabée on descendait à la ville par un passage fort étroit, qui aboutissait au première maisons. La ville se bornait à une seule rue, qui allait du tertre du château jusqu'au bas de l'église. Un mur fort épais, protégé par un fossé profond lui servait de défense. A l'est du plateau se dresse la chapelle Saint-Blaise.

Le premier titre où Bruyères soit mentionné en tant que localité n'est pas antérieur à 1219, et Il semble que l'abbaye de Remiremont y posséderait des hommes. Un autre titre de l'année 1255 parle du tonneux ou tonlieu (des mots latins TONAGIUM, imposition sur les liquides ou TELONIUM qui signifiait péage) que la Duchesse régente de Lorraine, Catherine de Limbourg, avait précédemment établie à Bruyères (in Brueres). En 1263, le Duc Ferry soumet à la loi de Beaumont le Château de cette ville et les bourgeois qui résidaient dans son enceinte. En 1274 et 1295, le même prince donne encore deux chartes dans lesquelles il est fait mention de Bruyères Le Château fut détruit lors d'un grave incendie en 1715.

Ce texte est issue de l’ouvrage « Bruyères-en-Vosges, 2000 ans d’Histoire en parcourant ses rues, le guide du Chemin de la Paix et de la Liberté » de Pierre MOULIN, en vente en mairie.

La chapelle du château, seul vestige visible de la forteresse (vue de la place Doron)
© ville de Bruyères - 03 29 50 52 52