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Le Jeudi 26 octobre, au Trapin des saules, le bataillon perdu entame son troisième jour d’encerclement. Les hommes se terrent pour échapper aux tireurs d’élite et à l’artillerie allemande. Higgins envoie une patrouille de 36 hommes pour percer les lignes allemandes, ils tombent dans une embuscade et seul 5 hommes réussiront à rebrousser chemin vers le bataillon perdu. Un seul d’entre eux est passé de l’autre coté, il s’agit du soldat Horace Malé. Le Vendredi 27 octobre à 4 heure du matin les hommes montent depuis Belmont vers le Trapin des saules :
Le travail du 11ème Génie est considérable car c’est maintenant 6 bataillons du 442ème qui montent sur le théâtre des opérations, avec véhicules et blindés. Les nuits sont mises à profit pour remettre en état la route à l’aide du bulldozers postés aux endroits stratégiques. Les Allemands ont repéré l’emplacement de cette route et la pilonnent sans arrêts. Depuis la croix François les 100ème et 3ème Bataillon s’orientent sud est, à gauche le 2ème bataillon pousse nord est vers Langefosse. Plus bas, prés de la vallée, au dessus des Freys et de Harimé les 2ème et 3ème bataillons du 141ème Texans essaient de rejoindre l’avant. Guidés par les F.F.I. Caël et Parisot, ils sont précédés par des chars légers qui avancent avec difficultés. Les troupes se heurtent aux mines, chars, l’artillerie et l’infanterie allemande qui sont en position défensive et utilisent au mieux le terrain accidenté de la montagne vosgienne. Les combats sont terribles et le soir le régiment n’a progressé que 275 métres. En cette fin de journée du 27 octobre le bataillon perdu déplore déjà 150 tués. Ils manquent de tout, eau, vivres, médicaments. L’artillerie tente de leur faire parvenir des colis par canon, mais ceux ci tombent aux mains de l’ennemie ou éclatent dans les cimes des arbres. |
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Le samedi 28 octobre, toutes les unités du 442ème attaquent les positions allemandes retranchées sur les hauteurs de la tête de la Louviére. • Les compagnies B et C tombent dans un piége et perdent 20 hommes. La tête de la Louviére se révèle être un véritable enfer, pilonnée par des tirs d’artillerie ennemie d’une violence inouïe. Dans la journée les 100ème et 3ème bataillons ont progressé de 500 mètres et sont bloqué à la cote 617 par un champ de mines. • La compagnie K entre Langefosse et les Cuveaux, se heurte à un dispositif de défense composé de blocs de Béton anti chars, renforcé par la présence d’infanterie munie d’armes automatiques de mitrailleuses et de grenadiers. Grâce à une action héroïque du sergent major Gordon Yamashiro, la compagnie réussie à briser cette ligne de défense. • Sur l’aile gauche le 2ème bataillon du 442ème a pour objectif la butte de Fouchon d’Erival où l’ennemie y a construit un nid de résistance. A la tombée de la nuit les compagnie E , F et G sont au pied de la butte. Ils ont fait prisonnier quelques soldats allemand du 202ème bataillon de montagne. Les prisonniers ennemis permettent d’identifier les forces en présence :
Ce sont apparemment des troupes fraîches. Le général Dahlquist commandant de la 36ème Division US ordonne au 442ème de percer coûte que coûte. |
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Dimanche 29 octobre• Vers 9h, les 100ème et 3ème bataillon du 442ème attaquent ensemble. Ils sont arrêtés net au col de la croisette par une forte position défensive et des champs de mines. Au niveau du 3ème bataillon, les hommes du sergent major Fujio Myamoto de la compagnie K sont bousculés par de violents tirs d’artillerie et de mitrailleuses. Ils subissent de lourdes pertes et se replient. A midi c’est le statu quo, le colonel Pursall appelle alors les tanks pour un feu direct, car l’action de l’artillerie est rendue imprécise par l’épaisse forêt. Elle risque de toucher les positions alliées. Une ultime attaque des compagnies I et K parvient à déloger l’ennemie du col de la croisette. Une cinquantaine d’Allemands sont tués et la centaine de survivants se replie à la baignoire des oiseaux. Le 3ème et 100ème bataillon du 442ème poursuit l’ennemie et de violents corps à corps à la baïonnette ont lieu. • Les 2ème et 3ème bataillons du 141ème Texan reçoivent l’ordre d’aller anéantir un commando allemand qui s’est infiltré à l’arrière droite du 100ème bataillon au niveau du col de la croisette. Cette infiltration menace dangereusement l’attaque du col de la croisette. • A Fouchon d’Erival , deux pelotons de la compagnie G lancent une attaque frontale de la Basse des pesées, mais ils rebroussent chemin face à la forte résistance ennemie. Pendant ce temps les compagnies E et F prennent à revers les positions allemandes. Sous l’impulsion du courage du sergent Tsunéo Takemoto les compagnies E et F sèment la confusion chez l’ennemie. A découvert et exposé au feu des Allemands, ils vont forcer l’issue du combat. Une centaine de soldats allemands sont abattus et 41 sont capturés. A 15h le 2ème bataillon a pris position à Fouchon d’Erival, au prix de lourdes pertes. |
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Le problème du ravitaillement du bataillon perdu n’est toujours pas résolu. Le Q.G. décide d’utiliser des bombardiers P47 pour le parachuter. Les hommes du 1er Bataillon balisent avec ce qu’ils ont sous la main ( sous- vêtements blancs etc …). Après un premier essai infructueux, un container de secours arrive à bon port en début d’après midi. A la tombée de la nuit les 3ème et 100ème bataillons s’enterrent entre le col de la croisette et la baignoire des oiseaux, redoutant une contre attaque allemande. Au cours de cette journée les Allemands auront perdu sur ce petit secteur de combat plus de 350 hommes et le 442ème régiment la moitié de sa force de combat. Les compagnies I et K sont pratiquement anéanties. Les survivants des compagnies A, B et C sont au nombre de 233 seulement. Lundi 30 octobre, sixième jour d'encerclement du bataillon perdu. Les 275 survivants parmi les 600 hommes du 1er bataillon partis de Belmont, s’apprêtent à subir l’assaut final des Allemands. En effet ceux ci sentant l’approche du 442ème veulent anéantir ce qu’il reste du bataillon perdu. Heureusement pour les Texans, l’attaque allemande se concentre sur les positions défensives les mieux garnies. Le 3ème bataillon est en première ligne et se lance à l’assaut du col des Huttes, dernier rempart avant d’atteindre le bataillon perdu. Ce qu’il reste des compagnies I et K montent en premier avec courage. Après des combats à la baïonnette ils prennent position sur la colline. Mais rapidement ils rebroussent chemin car à leur grande surprise des chars allemands sont en position. Malheureusement la proximité du bataillon encerclé ne permet pas de réduire cette dernière poche de résistance avec l’artillerie. La seule solution est l’assaut arme au poing mais le prix à payer est démentiel. Avec à leur tête le capitaine Byrne les 3ème et 100ème bataillon montent au pas de charge. Vers 14h le soldat Mutt Sakumoto, un de 8 survivants de la compagnie I entre en contact avec le sergent Edward Guy de 1er bataillon 141ème. Le reste des hommes du 442ème arrivent rapidement sur les traces de Sakumuto, notamment Chester Tanaka, Rudy Tokiwa, Tom Kawano, Nob Kimura, Takeo Sensaki, Shig Doi etc….Les gars du 141ème accueillent avec joie leurs libérateurs, mais au 442ème le sentiment est plus amer. Car les pertes sont très lourdes, sur les 800 hommes des compagnies I et K seul 25 sont encore debout au Trapin des Saules. Le Q.G. de la 36ème division reçoit un message : « Ici 141ème , patrouille du 442ème avec nous. On les aime !…. » |
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